Le digital et l'intelligence artificielle sont le socle de l'employabilité et de la création de valeur : selon le Forum Économique Mondial (2025), d'ici 2030, 170 millions de nouveaux emplois seront créés par ces mutations et 39 % des compétences clés auront changé. Le 64 LAB donne aux jeunes l'accès à la technologie — et les compétences pour vivre et s'épanouir dans leur pays d'origine.
Dakupa — "l'entraide dans le travail" en bissa, langue du centre-est du Burkina — est une organisation burkinabè fondée en 1995. En trois décennies, elle a exécuté des centaines de projets : accès à l'eau potable, hygiène et assainissement, autonomisation économique des femmes (élevage, valorisation du karité et des produits locaux), appui à la production agricole, préservation de la paix et plaidoyer environnemental.
Forte de ses acquis, de ses ressources humaines et matérielles et de sa connaissance fine du contexte national, Dakupa ouvre aujourd'hui un nouveau chapitre à l'échelle du pays.
La loi de 2015 sur le statut des ONG au Burkina Faso invite les organisations à se redéfinir. Après trente ans d'existence, Dakupa a choisi d'impulser une nouvelle dynamique face aux mutations profondes engagées à l'échelle planétaire — le digital et l'intelligence artificielle en tête.
Le 64 LAB en est l'expression directe : une vitrine de formation, d'autonomisation et de pari sur l'avenir des jeunes. Au cœur du projet, une conviction simple : l'accès à la technologie est le premier obstacle. Avant même les certifications, le 64 LAB veut permettre aux jeunes de prendre en main l'outil technologique.
Le contexte sécuritaire difficile que traverse le pays pousse de nombreux jeunes à développer leurs propres mécanismes d'auto-emploi. Notre ambition va au-delà : former une génération d'élites technologiques capables d'amorcer le développement du Burkina Faso, et de vendre leurs compétences partout dans le monde.
Ouvrir la porte du numérique à ceux qui n'y ont simplement pas accès.
Une voie pour les jeunes n'ayant pas pu aller au bout de leurs études.
Former sur ce que le marché du travail recherche réellement.
Des compétences vendues au Burkina Faso comme à l'étranger.
Chaque année, des milliers de jeunes quittent l'école avec ou sans qualification, sans avoir jamais utilisé un ordinateur. Le 64 LAB ferme cette brèche. Nous croyons fermement que le digital est un levier d'employabilité — et que chaque jeune, peu importe son origine, doit avoir sa chance d'y accéder.
Nous créons des portes d'entrée vers les métiers du digital et de la tech pour la jeunesse. Nous croyons que chacun doit pouvoir accéder aux outils et compétences numériques qui façonnent l'emploi et l'avenir.
Nous avons mis en place à Ouagadougou un incubateur pouvant accueillir une centaine de jeunes, pensé comme une porte d'entrée vers le numérique : un lieu d'accès à l'outil technologique, d'apprentissage et d'accompagnement, ouvert en priorité à celles et ceux qui en sont le plus éloignés.
Des modules de formation de quelques semaines à plusieurs mois, menant à plus de 20 certifications internationales Certiport (Microsoft Office Specialist, IC3, Adobe, Apple, Meta...), et un accompagnement vers l'emploi, l'auto-emploi et le freelance, localement comme à l'international. Le 64 LAB est Centre Agréé Certiport (CATC) au Burkina Faso.
Le public premier du 64 LAB : les jeunes n'ayant pas accès aux services digitaux de base.
Une priorité affirmée, pour réduire l'écart d'accès des filles aux compétences numériques.
Un accès pensé pour être réellement inclusif, pas seulement ouvert sur le papier.
Le cadre réglementaire du digital et de l'intelligence artificielle se construit en ce moment. L'Afrique de l'Ouest ne doit pas rester spectatrice de cette transition qui façonnera son avenir économique. Le 64 LAB veut faire entrer la jeunesse ouest-africaine dans cette conversation et mobiliser les décideurs régionaux pour l'avènement d'un cadre réglementaire renforcé et fiable pour les communautés.
Gouvernance de l'IA, protection des données, régulation des plateformes : les normes qui façonneront la vie numérique de millions de jeunes ouest-africains sont largement définies sans les premiers concernés, et les cadres réglementaires de la région peinent à suivre le rythme de la technologie.
Le 64 LAB se positionne comme un think tank et un mouvement fort, capable de porter la voix de la jeunesse et de la société civile dans la gouvernance de la tech — et de contribuer à faire évoluer le cadre réglementaire ouest-africain.
Nous travaillons avec l'écosystème, pas contre lui : décideurs publics, régulateurs, institutions internationales et plateformes technologiques — pour que les règles de demain soient écrites avec l'Afrique de l'Ouest, pas pour elle.
Créer le dialogue direct entre la jeunesse, la société civile et ceux qui écrivent et appliquent les règles (exécutif et législatif).
Analyser les textes existants, identifier les vides juridiques, proposer des évolutions concrètes.
Fédérer les acteurs ouest-africains pour peser ensemble sur les agendas régionaux et internationaux.
Anticiper les questions qui compteront demain.
Quatre leviers concrets sur lesquels nos partenaires peuvent agir, dès aujourd'hui.
Renforcer nos capacités matérielles : postes de travail, connectivité, outillage numérique.
Renforcer nos capacités opérationnelles avec le recrutement de davantage de formateurs qualifiés.
Accompagner le financement des certifications des jeunes, pour faciliter leur intégration dans le monde de l'emploi.
Soutenir nos actions de plaidoyer pour un cadre réglementaire plus avancé sur tous les volets de la tech.
Professionnel du plaidoyer et de l'engagement des parties prenantes, Fadil a conduit des campagnes à fort impact en Afrique de l'Ouest — dont la coordination d'un réseau de plus de 110 organisations de la société civile dans 15 pays — et travaillé sur la gouvernance responsable de l'intelligence artificielle. Il est membre du Conseil d'Administration de Dakupa.
Passionné de longue date par les projets digitaux, il a notamment contribué à l'UNESCO au développement de Hello Ado, une application d'information santé pour les adolescents. Il est titulaire d'un Master en gestion publique et coopération internationale (Université de Kehl, Allemagne), d'un Master en sciences de gestion — gestion de projet (CESAG) et d'une Licence en administration des affaires, et alumni du programme YALI (Public Management).